10/12/2017

Préférence indigène vs Libre circulation

Le "Conseil fédéral a fait marche arrière sur la préférence indigène" nous apprend la Tribune.

Ainsi les employeurs ne devront présenter leurs places vacantes aux offices régionaux de placement qu'à partir d'un taux de chômage de 8%...autant dire que ce ne sera pas demain la veille (tant mieux, d'ailleurs, qu'on n'arrive pas à un tel taux de chômage !).

Pendant ce temps, mon fils de 22 ans cherche du travail et mon copain André de 52 ans aussi....

A partir de 2020, le seuil passera à 5% de chômage dans un secteur d'activité. Ce serait une concession faite aux cantons et aux employeurs pour leur laisser le temps de s'adapter.

Et les personnes à la recherche d'un emploi dans tout cela, elles n'ont qu'à attendre 3 ans de plus ?

Quand on sait les dommages que le chômage cause en termes d'image de soi, de perte d'assurance, de perte de qualification dans un monde professionnel qui change très vite...Quand on sait les réticences des employeurs à embaucher des sans-emplois, réticences qui augmentent avec la durée passée au chômage de la personne qui postule pour un poste....

La Suisse non seulement prend des mesures lentement, mais manque également de courage !

A défaut que les pratiques soient modifiées sur le plan fédéral avant 2020, Genève doit modifier les siennes en obligeant les employeurs à s'adresser en premier lieu à l'Office cantonal de l'emploi pour trouver le personnel qui leur manque avant d'embaucher une personne qui vient de l'étranger. Cela permettra peut-être à mon fils et à André de trouver un emploi, une dignité, et cela permettra peut-être de diminuer la pression sur le trafic routier, le marché du logement, les crèches, etc...

La libre circulation, d'accord, mais avec des mesures d'accompagnement qui protègent la population de notre canton. La plupart des pays européens connaissent de telles mesures, il n'y a pas de raison que cela ne soit pas notre cas.

Philippe Meyer de Stadelhofen

candidat PDC au Grand-Conseil

11:04 | Lien permanent | Commentaires (2) | | | | |

Commentaires

Vous avez raison sur le manque de courage. Mais le principal responsable est l'économie.
Il est anormale qu'il faut introduire des loi pour que l'Economie soit poussée de force dans leurs responsabilités sociétales.
Cette même Economies qui râle contre les lois, sans se poser la question pourquoi elles sont introduites.

Le PLR et UDC sont les 2 partis qui veulent plus de libéralisme sans demander à l'Economie d'être responsable. Aux autres partis de dénoncer aux citoyens leurs irresponsabilités.

Comme on est dans l'époques des récompenses à tout va, pourquoi ne pas faire à la télévision, les Award des entreprises responsables (écologie, société, handicapé, transparence, ...).
Les but seraient d'abord psychologiques. L'Economie doit prendre conscience de son appartenance à la société.
Ce n'est pas une mesure qui ferait fuir les entreprises, et en même temps, la pression morale peut faire évoluer les choses mieux et plus vite que les lois.

Écrit par : motus | 10/12/2017

La droite économique veux exploiter au mieux l'immense réservoir de travailleurs de l'UE pendant que la gauche refuse de prendre des mesures "au détriment des camarades travailleurs internationaux"... Au milieu le chômeur de 20 ans ou +50 ans n'a le soutiens concret de simplement personne.

Pas d'accord avec Motus, le seul devoir de l'économie est d'être profitable dans des conditions cadre données. Et il revient a l'état de fixer ces conditions cadre. Or en ce moment on peut se demander pour qui roule le gouvernement, certainement pas pour ceux qui l'ont élu !

Écrit par : Eastwood | 10/12/2017

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